EAGQIV- Dr Najat

Dr NAJAT

( Comment s’est islamisé un docteur de confession “hindous” et comment a-t-il servi la communauté musulmane avec abnégation ?! )

Dr Najat est né en Inde o? il a étudié jusqu’à devenir un ingénieur. Après avoir travaillé un peu dans son pays d’origine, il est allé au Canada pour les études supérieures. Najat n’est pas son nom d´origine que l´a baptisé sa famille indienne très conservatrice envers leur croyance hindouiste, et dont  je ne peux pas l’écrire ni le prononcer. Najat a obtenu de sa famille une éducation religieuse très intense, et l’a pratiquée durant sa vie en Inde.

Arrivé au Canada, il a trouvé un climat favorable à l’échange d’idées et de débats sur tous les sujets. Avec un esprit ouvert, il a commencé à méditer sur sa religion et a fini par l’abandonner pour le christianisme qu’il jugeait plus vrai que l’indouisme. Mais il ne tardera pas à découvrir que le Christianisme était loin de la vérité qu’il cherchait, vu ses nombreuses contradictions  et mensonges. Ainsi il a commencé à lire sur l’Islam, malgré qu’il était en pleine préparation de  sa thèse de doctorat en ingénierie.

Le climat de l’université lui a permis de vite connaître l’Islam, car il était organisé au sein de l’université des débats constructifs entre les trois religions monothéistes: le judaïsme, le christianisme et l´Islam. Il a trouvé contradictoire le fait d’adorer “trois dieux en un” ou plusieurs dieux encore chez les indous. Mais l’idéologie islamique d’adorer un seul Dieu unique, Le Seul Créateur, l’Omniscient et l’Omnipotent, lui a paru plus cohérente et logique. Alors il s’est décidé à embrasser l’Islam, et a changé son nom indou pour Najat, qui veut dire: sauvé de Koufr (infidélité) pour l’Imân ( la foi). Il a réalisé qu’il était très important de se marier le plus vite possible, pour se protéger de toute tentation et de mener une vie stable; il s’est marié avec une jeune musulmane issue d’une famille respectueuse à Windsor, et leur mariage a été célébré dans la mosquée de la ville. Il a réussi aussi à obtenir son doctorat, et s’est trouvé un emploi dans la société Ford à Détroit, o? il a déménagé avec sa famille. Et c’est ici que nous nous sommes rencontrés dans la mosquée de la ville.

Après plusieurs rencontres, je lui ai demandé son progrès dans la lecture du Coran, mais je fus très choqué lorsqu’il ne connaissait pas lire le Coran. C’est ça notre véritable problème, nous les musulmans ; nous bavardons et critiquons beaucoup, nous nous intéressons à ce qui ne nous concerne pas, et travaillons peu. Malgré le nombre de musulmans sachant lire, personne n’a songé à apprendre à lire à ce nouveau islamisé. J’ai demandé à sa femme pourquoi elle ne lui a pas enseigné à lire le Coran, mais sans avoir de réponse. Et cela n’est en réalité que la négligence…

Alors j’ai proposé à Najat de consacrer huit jours de ses week-end pour que je lui fasse lire le Coran s‘il plait à Allah. Ainsi nous nous rencontrions chaque fin de semaine après la prière de Fajr pour quelques heures seulement.  Enfin il parvint à lire le Coran avant même le délai prévu. Lorsque j’ai appris cela aux frères, beaucoup d’entre eux se sont engagés à enseigner la lecture du Coran à ceux qui ne la connaissaient pas tous les samedis et dimanches matins, et notre assise se terminait par un petit déjeûner collectif.

Lorsque Najat a pu lire le dernier chapitre du Coran, je l’ai transféré à un frère syrien plus savant que moi, qui lui a appris à son tour à bien prononcer les lettres arabes et à réciter le Coran. Et ils avaient même pris l’habitude de se retrouver tous les jours après la prière de Fajr  pour lire le Coran avant de se rendre directement au travail. Et le soir après le travail, il amenait sa famille à la mosquée pour la prière d’Icha’i. Le frère Najat et son professeur étaient tellement engagés que l´hivers rude de Détroit ne leurs empêchaient pas de tenir leur cours. Son professeur blaguait parfois en me disant: “Actuellement Najat lit l’arabe et le Coran plus que toi”. Certes, Najat était devenu capable de lire correctement n’importe quelle partie du Coran. Il apprenait aussi sa traduction en Anglais et mémorisait les courtes sourates.

Quiconque a eu à diriger les mosquées en Occident connaît les difficultés à affronter pour leurs entretiens, puisqu’il n’ y a pas d’associations islamiques qui les financent officiellement. Et il est difficile aussi de trouver des volontaires pour des tels travaux, surtout que nous musulmans qui venons du reste du monde  pour ces pays, sommes paresseux et travaillons très peu, mais très forts dans les critiques.

Dr Najat s’était porté volontaire de son propre gré pour l’entretien de la mosquée; c’est lui qui ouvrait régulièrement la mosquée bien que nous en soyons plus proche, il nettoyait les passages et les alentours de la mosquée des neiges pendant l’hiver, et  y versait du sel. Et ce travail était très important parce qu’un piéton qui glisserait et se blesserait, pourrait se plaindre contre la mosquée et exiger une réparation financière.

Il s’occupait aussi de la propriété de l’école de la mosquée qui s’ouvrait la fin de la semaine; il ouvrait la mosquée avant la prière de Zouhr, nettoyait les passages et versait du sel sur les neiges avant l’arrivée des professeurs et des étudiants.

Il faisait aussi une tâche difficile, en collectant chez des parents les frais de scolarité de leurs enfants. Il achetait aussi de la nourriture pour ces enfants, faisait la propreté à la cuisine et les réfrigérateurs, fertilisait le jardin autour de la mosquée en achetant de l’angrais chimique de son propre frais, coupait les mauvaises herbes et quelques branches d´arbres. Pendant le Ramadan, il apportait parfois le déjeûner à la mosquée comme d’autres frères, servait les fidèles, et évacuait les plats de la mosquée aussitôt que le repas terminé. Tout ceci dans le calme et sans solliciter l’aide d´aucune personne. Il était aussi parmi ceux qui invitaient régulièrement les frères chez eux après la prière des fêtes.

Un jour je lui ai posé la question de savoir son sentiment après avoir connu l’Islam et lu le Coran. Il a répondu: “Honnêtement, il n y a pas de comparaison entre ce que je ressens comme satisfactions et bontés dans l’Islam, car je ne  l´avais jamais ressenti ni dans l’hindouisme, ni dans le christianisme. Et le Coran laisse un grand effet sur moi lorsque j’entends sa lecture”.

Dr Najat dirigeait quelques fois les prières à l’absence de celui qui lit plus que lui, et ceci explique un des enseignements profonds de l’Islam qu’Allah (SWT) dit dans Son Livre Sacré: {Le plus respecté entre vous est le plus pieux }. Cet homme qui était avant un hindouiste après qu’Allah l’a guidé à l’Islam et à la vérité, dirigeait personnellement la prière en communauté. Certes le plus respecté des peuples est le plus pieux d’entre eux, et doit diriger la prière en Islam celui qui lit plus le Coran, sans tenir compte de son origine, sa couleur ou son pays.

Nous demandons à Allah la maintenance dans la vérité et la continuité dans le bien.

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